Conclusion du 2ème sommet de la vape

Publié le par Monsieur Vapoteur

Conclusion du 2ème sommet de la vape
Consensus absolu entre les instances dirigeantes de santé publique, les sociétés savantes, les usagers et les professionnels du secteur :

La vape est un outil de réduction des risques tabagiques

1 - Il est remarquable de constater qu’il n’existe plus de discussions pour affirmer que vapoter est une réduction de risque très importante pour un fumeur, même s’il existe des divergences d’avis parmi les participants au sommet de la vape sur d’autres points.

2 - Recommander la vape à un fumeur comme moyen de sortie du tabac apparait bénéfique au plan individuel pour l’ex-fumeur et pour la société.

3 - Il existe un consensus pour affirmer que fumer et vapoter n’est pas un objectif à long terme et qu’il faut que les « vapo-fumeurs » aient comme objectif (sans forcément de délai) l’arrêt complet du tabac.
NB : Des études sont nécessaires pour mieux connaître les moyens de devenir vapoteur exclusif (comme sur beaucoup de points).

4 - Sur le vapotage au long cours il existe un désaccord entre :
• des vapoteurs qui affirment que vapoter leur permet de rester à l’écart de la consommation de tabac et leur sauve la vie
• des acteurs de santé qui affirment que bien que le danger soit très inférieur à celui du tabagisme, le danger n’étant pas nul, ils ne peuvent que recommander l’arrêt « un jour » de la vape.

5 - Il existe un consensus pour qu’il existe des règles concernant le vapotage dans les lieux à usages collectifs, mais il existe des divergences fortes sur les moyens pour aboutir à cet objectif :
• l’éducation et la civilité,
• le règlement des établissements,
• la loi.

6 - La crainte de la population sur les dangers de la vape est totalement irrationnelle.
Cette peur irrationnelle prise au nom du « principe de précaution » conduit de nombreux fumeurs à ne pas quitter le tabac, alors qu’arrêter de fumer sauve des dizaines de milliers de vie.
Pour les autorités et acteurs de santé, respecter le « principe de précaution » c’est favoriser tout ce qui permet de sortir du tabac, et donc la vape.

7 - Il existe un consensus des participants pour souhaiter que la vape ne soit pas un produit d’entrée en tabagisme chez les adolescents.
Mais à ce jour aucune donnée solide n’est venue conforter l’hypothèse que la vape constitue une augmentation du risque d’entrée en tabagisme.
Le tabagisme des adolescents baisse depuis 2011 aussi bien en France qu’aux USA ou au Royaume-Uni où cela a été étudié. Il ne faut pas que les décideurs aient des craintes disproportionnées.

Ainsi ce deuxième sommet de la vape a réalisé son objectif en réunissant plus de 200 acteurs d’origines très différentes et a conduit à faire le point sur les consensus et les points de divergence de ces acteurs. Les divergences se sont beaucoup réduites depuis le premier sommet de la vape 2016 et l’on espère que, par le dialogue et l’apport de la science, le consensus sera encore plus large au troisième sommet de la vape 2018.

Si les organisateurs ont particulièrement apprécié les présences du Pr Benoît VALLET, Directeur général de la Santé et du Dr Nicolas PRISSE, Président de la MILDECA, il espèrent que l’an prochain HAS, ANSES, Santé publique France et Tabac Info Service seront présents de façon à éclairer les participants et à rapprocher les points de vue sur ce produit : le dialogue entre tous peut sauver de nombreuses vies.


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