L’OMS ignore la voix de 20 millions d’ancien-fumeurs

Publié le par Monsieur Vapoteur

L’OMS ignore la voix de 20 millions d’ancien-fumeurs
Il y a quelques mois naissait INNCO, une alliance d’associations de consommateurs, dont l’Aiduce, qui défendent le droit pour leurs concitoyens à utiliser des produits nicotinés à risque réduit, en particulier la vape, plutôt que se trouver contraint à un choix cornélien, “ quit or die ” (quitter ou mourrir) parce que maintenus dans l’ignorance des produits existants et de leurs risques respectifs, voire parce que spoliés du droit de faire leurs propres choix éclairés concernant leur santé et leur consommation.

INNCO représente les consommateurs au niveau international pour, enfin, faire entendre leur voix dans un débat dont ils sont le principal sujet.

L’OMS ignore la voix de 20 millions d’anciens fumeurs

L’INNCO, une nouvelle alliance d’associations de consommateurs de produits nicotinés à risque réduit, a été constituée et demande audience auprès des organismes de règlementation. Les produits nicotinés à risque réduit sauvent des vies. Il est temps que l’OMS accepte les droits de l’homme et soutienne les choix éclairés pour une meilleure santé.

L’International Network of Nicotine Consumer Organisations (INNCO), un réseau mondial révolutionnaire de défense des consommateurs qui représente plus de 20 millions d’anciens fumeurs dans le monde, est lancé aujourd’hui.

Le réseau rassemble les principales organisations de défense des droits de plus de quinze pays pour poursuivre des objectifs communs. La mission de l’INNCO est de faciliter l’accès aux fumeurs à des alternatives plus sûres aux cigarettes de tabac, qui sont la principale cause évitable de maladies et de décès dans le monde.

“ Bien que le tabac fumé soit encore le moyen le plus commun (et souvent mortel) d’utiliser la nicotine , les choses changent rapidement ”, a déclaré la porte-parole de Nouvelle-Zélande Nancy Sutthoff. « Les cigarettes électroniques et le snus offrent aux consommateurs des options bien plus sûres que le tabac fumé et contrairement aux thérapies conventionnelle de substitution, les consommateurs les apprécient. » (Le snus est un produit du tabac sans fumée à faible risque largement utilisé en Suède, un pays qui se vante d’avoir les taux les plus bas de tabagisme et de maladies liées au tabac en Europe.)

L’INNCO souligne que les maladies liées au tabagisme tuent environ six millions de personnes chaque année, et tout ce qui peut réduire ce terrible bilan devrait être encouragé. La cigarette électronique a particulièrement changé la donne. Le Public Health England et le Collège Royal des Médecins anglais considèrent peu probable de dépasser 5% du risque des cigarettes de tabac.

Une des priorités de l’INNCO est d’exiger la fin de l’interdiction, de la réglementation disproportionnée, et de la taxation punitive des produits nicotinés plus sûrs comme l’e-cigarette et le snus. Le réseau demande un dialogue avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur son opposition à l’e-cigarette et aux autres moyens plus sûrs d’utiliser la nicotine – une question que l’INNCO pense être à l’origine d’une marée montante de ressentiments à l’égard de l’agence de santé des Nations Unies.

L’INNCO s’inquiète de la réaction globalement négative de l’OMS face à l’e-cigarette depuis son introduction. En dépit de la richesse croissante des preuves scientifiques qui soutiennent leur potentiel unique pour la réduction des risques, l’OMS a tendance à ignorer les points positifs et se concentrer de manière sélective sur des craintes non fondées.

La septième Conférence des Parties (COP7) de la Convention cadre pour la lutte antitabac (CCLAT) de l’OMS, aura lieu en Inde à Delhi le mois prochain et l’INNCO estime qu’il est probable que l’organisation cherchera à enraciner sa position prohibitionniste. L’ordre du jour de la CoP7 contient plusieurs propositions qui, si elles sont adoptées, rendraient encore plus difficile l’accès à l’e-cigarette pour les utilisateurs actuels et les fumeurs, ou leur utilisation dans les lieux publics.

L’INNCO constate le refus de l’OMS de collaborer avec les parties prenantes les plus importantes concernant le sujet. Ce sont les consommateurs qui utilisent ces produits nicotinés à risque réduit. Les ignorer tout au long du processus de prise de décision contredit l’avis de l’ONU et de l’OMS de s’engager avec les communautés touchées.

Lors des réunions précédentes, la presse a été écartée de la procédure après la fin des déclarations d’ouverture. L’INNCO s’inquiète de la normalisation du secret par l’OMS, avec une conférence se limitant à une leçon biennale sur comment éviter la transparence.

Le 2 Octobre, l’INNCO a écrit à Margaret Chan, Présidente de l’Organisation mondiale de la santé, en joignant sa réponse au rapport de l’OMS FCTC CoP7 ‘Electronic Nicotine Delivery Systems and Electronic Non-Nicotine Delivery Systems (ENDS / ENNDS)’ et a officiellement demandé une réunion pour discuter de nos préoccupations sur la réglementation mondiale de plus en plus disproportionnée. L’INNCO n’a pas encore reçu de réponse.

La Directrice du développement du réseau est Judy Gibson, du Royaume-Uni, une défenseur chevronnée des droits des consommateurs. “ INNCO entend être l’avant-garde d’une révolution mondiale de la réduction des risques, ” a-t-elle déclaré. Nous sommes un canal pour les organisations de défense des consommateurs de nicotine les plus influentes de la planète, mais nous représentons aussi les utilisateurs privés de leurs droits; ceux qui font face à des risques de poursuites simplement parce qu’ils ont fait un choix éclairé pour arrêter l’inhalation de fumée mortelle et qui sont passés à une alternative plus sûre ».

Mme Gibson ajoute : On estime à plus de 20 millions de personnes qui utilisent des produits nicotinés à risque réduit – et l’INNCO entend veiller à ce que leurs voix soient entendues. “ Rien pour nous sans nous “ – il est temps maintenant d’ouvrir le dialogue. »

http://www.innco.org


Source : Aiduce

Commenter cet article