Un article plein de bon sens de L’Humanité

Publié le par Monsieur Vapoteur

Un article plein de bon sens de L’Humanité
Il n’y a pas que cette actualité sociale si chargée et rebondissante pour ne pas dire exaspérante ...

Le dernier numéro de L’Humanité Dimanche (daté du 26 mai) fait le point sur la cigarette électronique à l’occasion du récent « Sommet de la vape ».


Avec quelques passages d’un article bien senti d’Anne-Corinne Zimmer dont nous reproduisons des extraits :

Nicotine : « L’un des pionniers de l’aide à l’arrêt du tabac, l’Anglais Mike Russel, soulignait que « les gens fument pour la nicotine mais meurent du goudron » et attendait beaucoup dès 1979 de potentiels systèmes de délivrance de nicotine autres que le patch, qui feraient de l’arrêt du tabac un objectif réaliste (...) C’est la fumée de tabac qui est cancérigène et les produits issus de la combustion qui sont toxiques, et non la nicotine.

C’est la nicotine qui est en cause dans l’addiction chez les fumeurs ; le cerveau a des récepteurs nicotinoïdes. Le geste – mise en bouche, inhalation – peut aussi jouer un rôle que, justement, la vape comble, contrairement aux autres dispositifs pharmaceutiques d’aide à l’arrêt – soit le Champix dont l’inefficacité est reconnue comme hélas les effets secondaires – ou le patch nicotinique. Mais avec la vape, la délivrance de nicotine se fait au moment voulu (...)

Réduction de risques : Alors pourquoi tant de désinformation en France tandis que les connaissances scientifiques progressent à grand pas, grâce aux travaux menés en particulier en Angleterre, sous l’impulsion du Public Health of England (...)

Le PHE a donc encouragé, comme récemment les médecins du Royal College of London, à se servir de la vape pour faire sortir les fumeurs de la tabagie et réduire les risques sanitaires (cardio-vasculaires et cancers) liés.

Principe de réalité : « Alors que, rappelle le professeur William Lowenstein, président de SOS Addictions et pionnier de la réduction des risques dans les années 1990, ‘le zéro risque n’existe pas, sinon il faudrait aussi interdire les centrales nucléaires, les médicaments, les vaccins, etc. Mais on essaie de faire dans le réel, la réalité des choses »

« Or la réalité, c’est qu’entre vapoter et fumer, aucune étude sérieuse sur le plan sanitaire ne saurait contredire l’avantage en termes de santé individuelle et publique de la vape ».

Mais comme le souligne l’auteure dans le « chapeau » de l’article : « restent bien des obstacles à surmonter pour mettre en œuvre une vraie politique de réduction des risques ».


Source : Le monde du tabac

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