Au Québec, la cigarette électronique n'est pas utilisée seulement pour arrêter de fumer

Publié le par Monsieur Vapoteur

Au Québec, la cigarette électronique n'est pas utilisée seulement pour arrêter de fumer
Le vapotage est en vogue au Québec et pas seulement auprès de ceux qui souhaitent cesser de fumer.

De plus en plus de jeunes d'âge mineur vapotent alors qu'ils n'ont jamais fumé.

Ils se créent eux-mêmes une dépendance et certains parents cautionnent le geste ignorant qu'il peut y avoir de la nicotine dans le liquide à inhaler.

Préoccupant

Cette nouvelle tendance préoccupe les intervenants sociaux qui travaillent auprès des adolescents.

De plus, plusieurs d'entre eux fabriquent eux-mêmes le liquide que contient leur cigarette électronique.

« C'est une préoccupation que les parents devraient avoir aussi, souligne le préventionniste en dépendance de la commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Tommy Duchesne. »

« Les parents devraient se demander comment les jeunes ont accès à ces recettes maison d'huile qui apparemment sont sans danger. On ne sait même pas si les produits industriels sont sans danger alors comment savoir si ce que l'on fabrique nous-mêmes est bon. »

Substances illicites

Certains jeunes iraient même jusqu'à utiliser leur cigarette électronique pour dissimuler leur consommation de substances illicites.

« J'ai vu une couple de jeunes dans la cour d'école le faire, a confié à la caméra de TVA Nouvelles un adolescent de 16 ans rencontré aux abords d'une école secondaire. Ils prennent leur substance et le mette avec le liquide de la cigarette électronique pour qu'il s'imprègne de la substance et ensuite ils l'inhalent. »

Le phénomène serait d'ailleurs déjà très répandu aux États-Unis. Une récente étude réalisée au Connecticut, un État où la consommation de cannabis est autorisée à des fins thérapeutiques, a démontré qu'un lycéen sur cinq s'adonnerait à cette pratique qui consiste à remplir le réservoir de sa cigarette électronique d'huile de cannabis.

Même si des jeunes prétendent avoir été témoins de telles pratiques à proximité d'une cour d'école, le préventionniste Tommy Duchesne assure ne jamais avoir été confronté à ce phénomène.

« Dans ma pratique, je n'ai jamais vu chez mes jeunes une pratique qui combinait vapotage et THC », précise-t-il.


Source : Le journal de Québec

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Aline 11/04/2016 15:02

Étonnant que la réalité de la vape au Québec soit aussi dissonante des conclusions de trois enquêtes menées en 2015 par l'université Cardiff en Angleterre, par l'Association Paris sans tabac et par la ville de Miami en Floride. Ces trois études ont constaté qu'une très grande majorité des collégiens vapoteurs étaient au préalable des fumeurs. Seuls 8% d'entre eux n'avaient jamais touché une cigarette