Les adolescents européens consomment moins de tabac et d’alcool

Publié le par Monsieur Vapoteur

Les adolescents européens consomment moins de tabac et d’alcool
L’enquête, menée sous l’égide du bureau Europe de l’Organisation mondiale de la santé et publiée ce mardi, analyse l’évolution des comportements à risque des jeunes de l’Union Européenne.

Des chiffres encourageants mais pas encore satisfaisants. La part des jeunes Européens ayant fumé ou ayant été ivres avant l’âge de 14 ans a sensiblement diminué grâce aux campagnes de prévention menées ces dernières années, indique une étude menée dans 42 pays et publiée mardi à Copenhague. Des données qui confirment les résultats d’une enquête menée par l’Observatoire français des drogues et de la toximanie (OFDT), publiée au mois de janvier dernier. En effet, selon cette étude, la consommation d’alcool est en recul chez les 10-15 ans, et le tabagisme en légère baisse. Réalisée tous les 4 ans sous l’égide du bureau Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’enquête internationale HBSC (Health behaviour in school-aged children) permet de décrire l’ensemble des comportements de santé des élèves de 11, 13 et 15 ans.

Une consommation de tabac et d’alcool plus tardive

Alors que pour la période 2009-2010, près d’un quart (24%) des jeunes Européens interrogés rapportaient avoir fumé leur première cigarette avant l’âge de 14 ans, ils n’étaient plus que 17% lors de la dernière étude menée en 2013/2014. La baisse était plus forte chez les jeunes filles (de 22% à 13%) que chez les garçons (de 26% à 22%). Toutefois, si le tabagisme est en diminution chez les jeunes, la consommation de cannabis, elle, stagne, comme l’établi l’enquête de l’OFDT. En effet, près d’un élève de 4e sur dix (11%) et un quart de élèves de 3e (24%) déclarent avoir déjà fumé du cannabis au moins une fois. Des chiffres similaires à ceux révélés par l’enquête de l’OFDT menée au cours de l’année 2013.

La consommation d’alcool a également baissé dans ce groupe d’âge au cours de la même période, avec 10% des garçons affirmant avoir été ivres pour la première fois avant l’âge de 14 ans en 2013/2014 contre 16% lors de l’enquête précédente (les jeunes filles étaient pour leur part 7% contre 12% quatre ans auparavant). L’ivresse est plus courante chez les garçons dans la très grande majorité des pays européens, même si certains comme le Royaume-Uni se distinguent avec des taux plus importants chez certaines filles (celles âgées de 15 ans en Angleterre et celles de 13 ans en Ecosse).

Parmi les autres résultats, l’étude relève que les facteurs socio-économiques jouent un rôle limité dans la consommation d’alcool ou de tabac, contrairement à ce qui se passe avec les bonnes habitudes alimentaires ou le bien-être mental, plus directement corrélés aux niveaux de revenus des familles.

Les filles plus enclines au spleen que les garçons

Des divergences existent également entre adolescents et adolescentes de 15 ans: malgré des comportements plus sains (une consommation plus importante de fruits et de légumes et moins de petits déjeuners sautés), les filles se sentent globalement moins bien dans leur peau que les garçons, une sur deux déclarant même souffrir de plusieurs maux plus d’une fois par semaine. En effet, selon une enquête menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et publiée au mois de mars 2015, la dépression touche 16,8% des filles contre 7% des garçons.

Les adolescents sont en revanche plus nombreux à être physiquement actifs, mais également à avoir des comportements à risques. Ils souffrent aussi plus fréquemment de harcèlement: au collège, un jeune sur dix déclare en avoir fait l’expérience et au lycée, 3,4%. Un phénomène diminuant avec l’âge, avec des taux très variables pouvant aller de 3 à 20% selon les pays.

« Les comportements en matière de santé, tout comme les habitudes sociales acquises au cours de la deuxième décennie de la vie, ont un effet durable qui se prolonge dans la période adulte et affecte toute une vie », relève le Dr Zsuzsanna Jakab, la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe. Elle estime qu’en raison de la multiplicité des comportements, il convient de ne plus traiter les adolescents comme un « groupe homogène » mais de prévoir « toute une palette d’interventions reflétant cette diversité ».


Source : Le Figaro

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