L’e-cigarette reconnue comme outil de sevrage au tabac selon La Croix

Publié le par Monsieur Vapoteur

L’e-cigarette reconnue comme outil de sevrage au tabac selon La Croix
La Croix cite Brice Lepoutre, président de l’Aiduce, à propos de l’avis du Haut Conseil en Santé Publique, qui se consterne de l’amalgame encore fait entre deux pratiques antinomiques, l’une, le tabagisme, dangereuse et que l’HCSP tente de réduire depuis une décennie sans succès, l’autre quasiment sans risques comme le reconnaît de Haut Conseil, démontrant un succès effectif remonté par les vrais médecins de terrain contre le tabagisme justement.

Face à cette option complémentaire dans la lutte contre le tabagisme, l’avis propose un ensemble de mesures coercitives alignées sur le mal qu’elle permet d’éviter et sur la base d’impressions et d’opinions on ne peut moins spéculatives en complète contradiction avec les orientations de nos voisins britanniques pourtant leaders dans la réduction du tabagisme.


La Croix, Marine Lamoureux, le 24 février 2016

Dans un nouvel avis, rendu public mercredi 24 février, le Haut Conseil de la santé publique considère que la cigarette électronique peut aider certains fumeurs à en finir avec le tabac.

Le dernier avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) est loin d’être un blanc-seing pour la cigarette électronique, qui concerne aujourd’hui entre 1,2 et 1,5 million de personnes en France. Mais il reconnaît que cette dernière peut être “ un outil d’aide à l’arrêt du tabac ” chez les personnes motivées dans ce sens.

De même, poursuit le Haut conseil dans cette analyse, “ en usage exclusif ”, l’e-cigarette “ apparaît comme un mode de réduction des risques du tabac ”. Il recommande donc d’informer, mais “sans en faire la publicité”, les professionnels de santé et les fumeurs sur ces deux atouts du vapotage.

Une porte d’entrée vers le tabac

Pour autant, le Haut conseil reste prudent. Dans cet avis, qui vient actualiser celui du 25 avril 2014, il rappelle que la cigarette électronique peut aussi “ constituer une porte d’entrée dans le tabagisme ”. Il pointe ainsi un risque de “ renormalisation de la consommation de tabac compte tenu de l’image positive véhiculée par son marketing et sa visibilité dans les espaces publics ”, notamment vis-à-vis des jeunes.

De fait, ces dernières années, les boutiques de “ vape ” ont fleuri, s’efforçant de faire de la cigarette électronique un produit attractif, au travers des étuis colorés et des nombreux arômes proposés. Ainsi, pour le HCSP, il faut non seulement “poursuivre et intensifier les politiques de lutte contre la consommation de tabac” mais aussi étendre l’interdiction de l’e-cigarette “ à tous les lieux affectés à un usage collectif ”, notamment les cafés, les restaurants et les discothèques.

Brice Lepoutre, le président de l’Aiduce (association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique), regrette cette position, qu’il juge “ très frileuse ”. Pour lui, “ cet avis continue d’entretenir l’amalgame entre tabac et vapotage, ce qui est problématique. Cela dissuade les fumeurs de se tourner vers l’e-cigarette, alors qu’elle est infiniment moins dangereuse ”.

Un véritable gâchis, pour ce responsable associatif, qui rappelle qu’en août 2015, en Grande-Bretagne, un rapport du Public Health England, avait fait valoir que vapoter était 95 % moins nocif que de fumer. Trois mois plus tard, en France, 120 professionnels de santé (médecins, pneumologues, addictologues, cancérologues) avaient lancé un appel visant à promouvoir la cigarette électronique dans la lutte contre le tabac.


Source : Aiduce

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