Laissez les vapoteurs Québécois vapoter en paix

Publié le par Monsieur Vapoteur

Laissez les vapoteurs Québécois vapoter en paix
Il est fascinant de voir avec quelle insistance on nous prévient contre les méfaits de la cigarette électronique, alors que, pendant des décennies, l’industrie du tabac nous a pompé l’air avec des produits autrement plus nocifs. Ainsi la «vapoteuse» serait plus nocive que la cigarette? Il faudrait en fumer du bon pour avaler ça.

Environ 4000 substances sont inspirées lorsqu’un fumeur tire sur sa cigarette, dont plus de 40 composants cancérigènes: benzène, monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique et ammoniac ainsi que des métaux tels le plomb, le mercure et le chrome. Et on voudrait nous faire croire que la cigarette électronique comprenant du propylène glycol et de la glycérine végétale serait plus cancérigène que le tabac. Les fumeurs sont peut-être accros à la nicotine, mais ils ne sont pas fous.

Pourquoi cette insistance à vouloir démontrer que l’e-cigarette est néfaste pour les fumeurs, alors que bon nombre de cardiologues et de pneumologues prétendent le contraire? Une dernière étude, publiée il y a quelques jours par un pneumologue du CUSM, confirme que la cigarette électronique donne des résultats incroyables chez des fumeurs qui avaient essayé d’autres méthodes sans jamais réussir à écraser.

L’industrie du tabac s’inquiète

Se pourrait-il que l’industrie du tabac commence à sentir la soupe chaude? Il faut dire que les grands manufacturiers ont plusieurs raisons de manquer d’air depuis quelques années. Les contrebandiers leur font la vie dure. Au Québec, il se vendrait 5 milliards de cigarettes illégales par an.

De plus, les recours collectifs pleuvent sur eux pour avoir caché les véritables méfaits de la cigarette. Après 16 années d’embûches judiciaires, où l’industrie n’a pas regardé à la dépense, un de ces procès vient de prendre fin à Montréal. La cause a été prise en délibéré, mais elle pourrait leur coûter des milliards.

Et soudainement, la cigarette électronique gagne du terrain. Avouez que c’est beaucoup pour une industrie forcée de se renouveler. Aux États-Unis, on croit que la vente de l’e-cigarette dépassera celle des cigarettes traditionnelles d’ici 10 ans. Il ne serait donc pas étonnant que les multinationales de la cigarette veuillent mettre la main sur les PME de la vapoteuse et nous exportent les mêmes techniques marketing qui ont fait leurs choux gras. Il faudra s’en méfier.

Au Canada, il est interdit de vendre des cigarettes électroniques avec nicotine. Mais cette loi n’est pas respectée, et on peut en trouver facilement.

Un mauvais message

Le directeur national de la santé publique suggère donc de ne pas utiliser la cigarette électronique jusqu’à ce que l’on comprenne mieux ses impacts sur la santé. Cette position fait fi de la santé du 20 % de Québécois qui, malgré des années de campagnes publicitaires antitabac, fument encore. Cela risque de prendre des années avant de pouvoir légiférer pour que tous s’entendent.

En attendant, le tabac est responsable de près d’un cancer sur trois au Québec. Les fumeurs coûtent un milliard $ par année en soins de santé. Beaucoup ont tenté de se départir de cette mortelle accoutumance, mais beaucoup avouent ne pas y arriver, malgré l’utilisation de «patchs», de gommes et d’autres méthodes plus ou moins fructueuses. Alors, si la cigarette électronique les aide enfin à écraser, laissons-les vapoter en paix !


Source !Journal de Montréal

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