La cigarette électronique mérite t-elle une deuxième couche du Sénat ?

Publié le par Monsieur Vapoteur

La cigarette électronique mérite t-elle une deuxième couche du Sénat ?
Cet été, le projet de loi de santé a été examiné en commission sénatoriale des affaires sociales. On aurait pu espérer que le sénat allège le sort réservé à la cigarette électronique. Et bien non : comme si les mesures de Marisol Touraine n’étaient pas suffisantes, nos chers sénateurs ont fait mieux ! Dans l’indifférence générale d’un mois de juillet caniculaire, les locataires du Palais du Luxembourg, ô combien préoccupés par la santé de leurs concitoyens, ne se sont pas privés du plaisir d’alourdir un peu plus les mesures de restrictions de la vapote.

Les amendements scandaleux des sénateurs

Voici les propositions des sénateurs pour œuvrer à la modernisation de notre système de santé ! Cette présentation s’appuie sur le communiqué de presse rédigé par l’AIDUCE et diffusé fin juillet.

Encore plus de censure !

Marisol Touraine avait inventé le concept de publicité indirecte qui englobait toute expression citoyenne non commerciale en faveur de la cigarette électronique. Le Sénat a peaufiné cette idée fameuse de la ministre par l’interdiction de parrainage et de mécénat ou de la publicité directe ou indirecte pour la cigarette électronique, et plus précisément de " La propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac ou des ingrédients définis au deuxième alinéa de l’article L. 3511-1, des dispositifs électroniques de vapotage et des flacons de recharge qui leur sont associés " Cette amendement est donc basée sur le principe qu’une diffusion d’informations, s’il concerne la cigarette électronique, devient systématiquement aux yeux de la loi une propagande. La e-cigarette est donc dans son essence, imprégnée d’une intention de manipulation. Affirmer que la cigarette électronique est plus saine que la cigarette et qu’elle peut aider efficacement des fumeurs à cesser le tabac, ne peut être motivé que par une volonté fallacieuse, celle donc de déformer la réalité. On ne doute pas que cette censure manifeste trouve justification dans ce sempiternel argument de la passerelle vers le tabac.

Exit les espaces réservés au vapotage !

Second amendement : l’interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics. Le projet de loi de santé préparé par Marisol Touraine prévoyait la mise en place d’espaces spécifiques aux vapoteurs. Le sénat a supprimé le passage " notamment les modalités d’aménagement des emplacements réservés à l’usage des dispositifs électroniques de vapotage " en mettant en avant la difficulté de mettre en pratique cette mesure, notamment dans les transports en commun. Le Sénat se moque éperdument de l’avis du Conseil d’état sur cette interdiction, du point de vue du monde scientifique, par exemple sur l’inexistence d’un vapotage passif, et surtout des conséquences de sa légèreté dans la lutte contre contre le tabagisme. Il prend le risque de voir des millions de vapoteurs retourner au tabac, face à de telles difficultés d’accès.


Décidément, les politiques français semblent se mettre de plus en plus à l’écart du reste du monde sur cette question. Maintenant que nous avons pris connaissance du rapport du Public Health England, les amendements des sénateurs semblent en complet décalage avec les dernières révélations sur la e-cigarette. Nous savons aujourd’hui que rien ne prouve que le vapotage passif existe. En outre, toutes les enquêtes à travers le monde nous certifient que la cigarette électronique n’est pas une porte d’entrée vers le tabac. Alors, pourquoi la France s’entête t-elle dans cette voie et reste muette à cette évolution des pensées ? Est-ce le pays européen le plus soumis aux lobbys du tabac et des laboratoires pharmaceutiques ? Ou est-ce le pays qui engrange le plus de recettes fiscales liées à la consommation de tabac ?


Source : Smokeway

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Nes 08/09/2015 17:18

Un seul mots: "corrompu".