Le lobby de l'e-cigarette au Québec entendu sur le projet de loi

Publié le par Monsieur Vapoteur

QUÉBEC - Il leur a fallu " insister ", mais des représentants de l'industrie de la cigarette électronique seront finalement entendus lors des audiences publiques sur le projet de loi 44 sur le tabac qui débutent mardi.

L'Association canadienne du vapotage ainsi que plusieurs propriétaires de boutiques spécialisées ont sursauté lorsque l'Assemblée nationale a publié, fin juillet, la première mouture des audiences particulières sur le projet de loi 44, qui prévoit éliminer toute distinction entre l'usage du tabac et la cigarette électronique, même si les deux produits sont forts différents.

L'association a fait ses représentations pour être entendue. " Ç'a été un peu tendu pendant une semaine, mais on a insisté beaucoup ", a raconté la porte-parole Hélène Tomlinson.

C'est la Commission de la santé et des services sociaux ( composée de l'ensemble des partis et relevant de l'Assemblée nationale ) qui reçoit les mémoires et décide des organisations qui seront entendues lors des audiences particulières, sur la base des recommandations des partis politiques.

" Si on n'y va pas, on va le dire ", avait prévenu Mme Tomlinson. Finalement, la Commission a allongé les audiences pour entendre l'association dès le premier jour, à 18 h. Plus de 30 groupes ou individus seront entendus sur cinq jours à partir de mardi.

Présentement, les boutiques peuvent vendre tout et n'importe quoi à n'importe qui.

L'association insiste sur l'importance de réglementer cette industrie pour assurer la qualité et la sécurité des produits et protéger les consommateurs. Mme Tomlinson indique que tout le monde s'accorde pour interdire la vente de ces produits aux moins de 18 ans.

À la rigueur, l'association ne se préoccupe par trop de l'interdiction éventuelle de vapoter dans les lieux publics. Par contre, elle insiste pour qu'il soit toujours permis de vapoter dans les boutiques. Souvent, a expliqué Mme Tomlinson, les gens sont envoyés dans les boutiques par leurs médecins, mais n'ont aucune idée du fonctionnement de la chose. " On lui explique comment, mais en expliquant, faut toujours bien montrer comment ça marche ! " Il faut aussi montrer l'équipement et essayer les différentes saveurs pour trouver ce qui convient.

" S'ils nous imposent la Loi sur le tabac, ça va continuer underground, a-t-elle prévenu, ou les gens vont commander toutes sortes d'affaires sur internet et on va perdre le contrôle. "

COMME DES PARIAS

Valerie Gallant, présidente Vape Classique à Québec, va plus loin. " On nous traite comme des parias en nous considérant comme du tabac ! Pourtant, je sais la différence que ça fait la cigarette électronique. Et je sais que des médecins pensent comme moi. "

Elle craint la " stigmatisation " de la cigarette électronique par la Loi 44. Selon elle, " les gens auront peur" , surtout en sachant que Santé Canada suggère de s'en abstenir.

" On sait que c'est moins dommageable que la cigarette électronique, mais en nous embarquant dans le tabac, on se tire dans le pied ! " a lancé Mme Gallant. " Si on prenait la peine de parler à des gens pour qui ç'a changé la vie, on arrêterait de la démoniser ", a-t-elle assuré.

Selon sa compréhension de la Loi 44, elle devra s'abstenir de toute publicité et givrer les vitres de sa boutique. La Loi prévoit aussi l'interdiction du vapotage dans les lieux publics, y compris dans les boutiques de cigarette électronique.

TOUJOURS PERMISE

La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac est bien d'accord pour dire que " la cigarette électronique présente un potentiel très intéressant pour la cessation tabagique ", et soutient qu'elle restera accessible aux fumeurs qui viennent essayer la méthode, même avec la Loi 44.

Pour son usage dans les lieux publics, " comme il s'agit d'un produit très récent, le principe de précaution devrait s'appliquer ", suggère-t-on dans un communiqué.


Source : Canoe
Le lobby de l'e-cigarette au Québec entendu sur le projet de loi

Commenter cet article

Logique 19/08/2015 17:03

Vous voulez protéger le consommateur alors interdisez le tabac. Si on va dans le sens du gouvernement du Québec il faudrait que les e-liquides contiennent toutes les saloperies du tabac. Il faut résister et ne pas se laissé intimider et considérer tout acte malveillant contre la e-cigarette comme du terrorisme sanitaire. Et que fait on au terroriste? Qu'il soit du gouvernement, des forces de l'ordre, d'une organisation terroriste il faut une sanction lourde. Le pire terrorisme est celui fait par abus de pouvoir et hypocrisie dans un but purement financier par corruption et manipulation des médias qui met la vie des populations en danger.