L’autorégulation naturelle de la cigarette électronique

Publié le par Monsieur Vapoteur

Personne ne s’y attendait, mais c’est une réalité, la cigarette électronique a envahi nos vies, Apparue en France dans les années 2008, les choses se sont accélérées depuis 2011, cette ecigarette véritable phénomène de mode a séduit près de 1,5 million de vapoteurs.
Les principaux acteurs du marché se sont adaptés d’eux-mêmes aux consommateurs afin de présenter un produit sain et performant, tout ça sans l’intervention de l’Etat et ses soit disant normes ou restrictions.

Revenons un peu en arrière plus précisément au début des années 2010, il faut savoir que seulement une dizaine de revendeurs proposaient des cigarettes électroniques sur internet. Sans parler du nombre de boutiques spécialisées qui se comptaient sur les doigts de la main et elles réalisaient un chiffre d’affaires qui leurs permettaient tout juste de quoi survivre. A cette époque, le matériel proposé n’était pas performant, peu fiable et importé à bas coût, depuis des usines chinoises ne respectant pas une hygiène ou une qualité stricte. La cigarette électronique rencontrait beaucoup de problèmes de fuites, de qualités et j’en passe. Concernant les e-liquides on n’avait gère de choix en terme de goût, mais aussi il fallait se contenter de consommer du chinois, des marques américaines ou anglaises.

Tout s’est régulée naturellement, les vendeurs et fabricants, face à l’inquiétude des consommateurs, ont travaillé afin d’instaurer un contrôle qualité accru et l’élaboration de produits plus performants pour un prix sensiblement identique au matériel déjà vendu. Seuls les laboratoires sérieux, d’e-liquides, furent sélectionnés par la très grande majorité des revendeurs. Ces mêmes fabricants ont commandé des études à des laboratoires indépendants afin de prouver la non toxicité de leurs produits et prouver la qualité de leurs produits.

Avec le temps et l’expérience, le marché a donc proposé des produits que l’utilisateur attendait, au niveau de l’hygiène, de la performance, du prix, toutes ces qualités ont été comprises par les vendeurs d’e-cigarettes. Les produits bas de gamme du marché ainsi que les fabricants ont disparu naturellement.

Au printemps 2013, l’État français s’est aperçu d’une baisse dans ses rentrées d’argent pour les produits du tabac et que la simple hausse des prix des paquets de cigarettes ne pouvaient expliquer. Il a voulu vite réagir face à cette nouvelle opportunité de rentrer d’argent, avec la délicatesse qui le caractérise : une bonne volée de taxes. Mais voilà, les consommateurs n’apprécient pas vraiment les nouvelles taxes, comme d’habitude, ils vont donc mettre un coup de pommade avant de frapper.

Le refrain habituel démarre via les politiques puis par les journaux, tous plus subventionnés les uns que les autres. Il faut trouver un prétexte à cette taxe, Dans un souci de santé et sur la toxicité ? Euh, Non, ça ne fonctionne pas… Les risques sanitaires ? Non plus. Nicotine et dépendance ? Mmh difficile à défendre, sachant que le sucre rend bien plus dépendant et ne parlons même pas des dangers de l’alcool...

Afin de légitimer une taxe importante voire l’interdiction pure et simple, Marisol Touraine, ministre de la santé a alors commandé un rapport d’experts sur le sujet au début de l’année 2013. La conclusion de ce rapport fut la suivante : on ne détecte pas de danger pour la santé, mais on ignore les effets à long terme et l’e-cigarette pourrait être une initiation des plus jeunes au tabac. Rappelons aussi que les produits utilisés dans les e-liquides sont présents dans notre vie de tous les jours et ce depuis des années. Bref rien de bien concluant pour interdit un produit que ne fait pas autant de mal que ça…

Les experts et docteurs/chercheurs en médecine qui sont toujours indépendants préconisent et encouragent la diffusion de la cigarette électronique comme le Dr Konstantinos Farsalinos qui lors du congrès européen de la cardiologie présenta ses travaux de recherches sur les effets du vapotage et du tabagisme. Il a comparé 30 fumeurs de tabac à 30 vapoteurs pour mesurer 20 minutes après la dernière bouffée le débit sanguin dans les artères coronaires (propre système de vaisseaux du cœur qui lui apportent oxygène et nutriments). Il en résulte que le fumeur de tabac a un débit sanguin réduit de 16% par rapport à un non-fumeur et la résistance à l’écoulement qui résulte de la friction du sang sur les parois est augmentée de 19%. Le vapoteur ? Rien du tout ! Il n’a détecté aucun effet.

On pourrait donner de très nombreux exemples d’experts indépendants comme l’appel des 100 médecins en faveurs de la cigarette électronique, mais vous aurez compris que ce faux débat n’est engendré que par l’État qui n’apprécie guère une forme de concurrence à ses buralistes qui sont devenus au fil du temps des percepteurs d’impôts. Et qui se voient fermer leurs affaires face au succès de la cigarette électronique.

L’ecig a deux gros défauts aux yeux de l’État : seule la TVA s’applique et en plus cela diminue la consommation surtaxée de tabac. L’État qui se revendique protecteur de la veuve et de l’orphelin à travers ses diverses taxes sur le tabac se retrouve pris à son propre jeu… et n’a aucun moyen de se défendre à moins d’éradiquer le mal en l’interdisent tout simplement.

Sans oublier nos copains les laboratoires pharmaceutiques aimeraient, soit récupérer le marché soit continuer à soigner les cancéreux ou vendre des médicaments soignant les effets quotidiens du tabagisme. Il est aussi intéressant de voir que l’un des arguments de l’État est d’affirmer que l’e-cigarette ne permet pas d’arrêter totalement de fumer même s’il suffit d’aller sur les forums spécialisés pour avoir l’avis de milliers de consommateurs qui affirment le contraire. Mais bien plus surprenant encore, c’est que les députés permettent le remboursement par la sécurité sociale des patchs et des gommes à mâcher, alors que l’on connaît leur inefficacité et de l’autre côté prônent la taxation des vapoteurs.

Il ne faut pas avoir peur de le dire mais la malhonnêteté de l’État est sans appel. Il faut se rendre à l’évidence la cigarette électronique va contribuer à réduire le déficit de la sécurité sociale.

Quand la république française ne peut pas créer une taxe, elle veut réglementer. À défaut de tabasser fiscalement les utilisateurs, on va les surveiller. Prochaine question du gouvernement : est-il possible d’interdire l’e-cigarette dans les lieux publics alors que celle-ci n’entraîne aucun tabagisme passif et la vapeur se dissipe en moins d’une minute, au lieu de 8 pour le tabac selon le rapport commandé par la ministre de la santé ?

Ça ne sert typiquement à rien sauf à vous enquiquiner mais l’État aime contrôler votre vie !

La suite au prochain numéro
L’autorégulation naturelle de la cigarette électronique

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